Feux de forêt au Maïdo

Les images de désolation du Maïdo 

La semaine s'achève. Le temps, en quelques clichés, de tirer un bilan plus que consternant sur les dégâts causés par les flammes sur la végétation jusque-là chatoyante du Maïdo. En sept jours, le feu a dévalé les pentes des hauts de l'Ouest sur 2.800 hectares, trois fois plus que la superficie atteinte en 2010. Ne reste plus qu'à espérer que la nature se relève une nouvelle fois de ce coup dur. 
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Les deux dash passent à 14 reprises sur le Maïdo


Matinée exceptionnelle dans le ciel des hauts de l'Ouest. Grâce à une météorologie favorable, le deuxième dash a pu rejoindre les rotations du premier appareil, qui lui, s'était activé depuis jeudi.

En tout, les deux appareils, Milan 73 et Milan 74 se sont partagés la tâche immense des 2.834 hectares calcinés du Maïdo. "Chaque avion a largué à 7 reprises" confirme le colonel Hivert de la sécurité civile.

Les largages qui ont débuté vers 6h30 ont cependant dû s'interrompre à 10h30. Pas une surprise puisque depuis jeudi, le premier dash avait dû suspendre ses survols de la zone dans les mêmes conditions.

Le poste de commandement pense pouvoir faire à nouveau décoller les deux bombardiers d'eau de la base militaire 181 cet après-midi en fonction de l'évolution favorable du plafond nuageux.


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Le sous-sol du Maïdo reste une menace

Difficile de parler de victoire finale. Les mots des officiers du SDIS restent choisis. Cette journée du 3 novembre leur a une nouvelle fois donné raison. Trois départs de feux sont venus réalimenter les peurs d'un nouvel embrasement incontrôlé.

9h30, sommet du Maïdo. Sur le parking du belvédère qui plonge vers Mafate, le poste radio fréquence du camion des pompiers annonce un message menaçant : "des flammes de plusieurs mètres de haut sont aperçues dans les rampes du Piton des orangers". Sur place, le peloton du DHI du département du Var gère la nouvelle menace. Ils sont les yeux des pilotes d'Helilagon ou de Corail.

Venu assister aux premières rotations du Dash-8, le caporal Henri Grondin raconte la scène. "A l'annonce de la reprise de flammes dans les pentes du cirque de Mafate, on a quitté le parking d'où l'on regardait passer le Dash pour aller au belvédère". "Impressionnant", le qualificatif revient dans la bouche de tous les témoins. Voilà deux jours que pareille vision n'était plus arrivée. Heureusement qu'en ce matin du jeudi 3 novembre, le Dash rassure son monde.

Mais bizarrement, sur les flammes qui viennent de reprendre, ce sont bien les HBE (hélicoptères bombardiers d'eau) qui armeront leurs bambi bucket, cette poche élastique pouvant contenir 600 litres d'eau. Une configuration qui accrédite la thèse avancée par les officiels sur l'utilisation du Dash improbable sur les foyers en train de se consumer.

La matinée s'achève sur une note satisfaisante. Les remparts, à portée immédiate des hélicoptères - ils peuvent se poser à à peine 1 km du précipice du cirque - restent sous surveillance.

Et le vent donne de nouvelles frayeurs

Dans l'après-midi, le scénario se répète, seule la localité change. Les flammes s'offrent deux nouvelles percées. La première est effrayante. Positionné à deux kilomètres en-dessous du sommet du Maïdo pour y voir passer le bombardier, des flammes s'offrent à notre vue. Faisant au minimum 15 mètres de haut, elles viennent saigner une nouvelle fois Piton Rouge et Trois Bassins. "Le vent de Nord-Ouest s'est levé", confirme le caporal. 

Sur cette vision panoramique qui s'offre à nous, regard tourné vers le littoral (direction Trois-Bassins), on peut compter une vingtaine de fumeroles.

Une d'entre elle crache à nouveau un feu de 10 mètres, plus au Nord (au-dessus de la route forestière qui mène vers Tévelave). Trois hélicoptères quittent la base du PC logistique du sommet du Maïdo. Ils mettront 5 minutes à se rendre au-dessus du brasier sur ordre de l'officier aéro, en charge de la coordination des hélicos et du Dash.

Vers 15h30, les flammes ont laissé la place aux panaches de fumée. La comparaison avec un film catastrophe n'est pas loin. L'apocalypse au loin se joue dans un silence redoutable. A nos pieds, de jeunes pousses se remettent de l'incendie de 2010, à quelques encablures de la vigie inutilisée du Maïdo. 
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Un pompier démontre que l'incendie du Maïdo ne pouvait être éteint avec les moyens locaux


L'article que vous pouvez lire ci-dessous aurait dû être publié en Courrier des Lecteurs. La pertinence de son analyse nous conduit à le publier au fil-de-l'eau, afin qu'il soit lu par le plus grand nombre.
Bonne lecture.


Rétablissons humblement la vérité sur la gestion de l'incendie du Maïdo.

Des sapeurs pompiers professionnels en nombre très insuffisant
 
Le Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Réunion compte un effectif théorique de 762 sapeurs pompiers professionnels d'après le site pompierama.

Pour une bonne gestion théorique du temps de travail et du temps de repos obligatoire des personnels, le mardi 25 octobre 2011, le SDIS974 était obligé de diviser ce chiffre de 762 par deux : 381 sapeurs pompiers professionnels pouvant travailler sur 24 heures et 381 sapeurs pompiers professionnels en repos compensatoire, de sécurité calculé suivant un temps égal travaillé, soit 24 heures de repos pour 24 heures de travail.
 
Sur ces 381 sapeurs pompiers professionnels pouvant travailler, le SDIS974 était obligé, pour respecter une bonne gestion de son personnel et surtout, une bonne application du document réglementaire du SDACR de la Réunion (Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques) de laisser un Potentiel Opérationnel Journalier d'environ 252 sapeurs pompiers professionnels, répartis dans les 28 casernes réunionnaises pour assurer les interventions quotidiennes telles que les feux divers, les secours à victimes etc ... .


Par conséquent, il restait 129 sapeurs pompiers professionnels pouvant travailler sur ces feux de forets à la disposition du SDIS974 pour un cycle de 24 heures. Maintenant, vous enlevez tous les personnels service hors rang (SHR travaillant dans les services, les ateliers etc …) + les arrêts de maladie et de travail + les agents en vacances + les officiers inférieurs et supérieurs. On enlève encore 1/4 à ce chiffre de 129 sapeurs pompiers professionnels. Il restait donc 97 sapeurs pompiers professionnels pouvant travailler sur ces feux de forêts pour une durée de 24 heures à la disposition du SDIS974 (97 sapeurs pompiers professionnels pouvant tenir une lance à incendie dans les mains). "Je n'ai encore jamais vu en plus de 20 années de professionnalisme en métropole, un officier sapeur pompier tenir une lance à incendie".


Sur ces 97 sapeurs pompiers professionnels restant, pouvant être engagés sur les feux de forêts, vous avez des sous officiers chef d'agrès camion-citerne feux de forêts (CCF) devant obligatoirement posséder au minimum les formations FDF1 et FDF2, des conducteurs camion-citerne feux de forêts (CCF) devant obligatoirement posséder les formations FDF1 et COD2, des binômes d'attaque constitués de personnels devant obligatoirement posséder au minimum la formation FDF1. Vous pouvez encore soustraire ¼, à ce chiffre de 97 sapeurs pompiers professionnels pour les personnels ne pouvant pas être engagés faute de formation FDF1, FDF2, COD2. Vous finissez avec un nombre de 73 sapeurs pompiers professionnels compétents (sous-officiers, conducteurs, binômes d'attaque constitués par binôme d'un chef BAT + un équipier BAT) pouvant être réellement engagé sur ces feux de forets, en toute sécurité.


Ce qui nous amenait le mardi 25 octobre 2011, à avoir théoriquement sur les lieux de ces feux de forets, d'après l'armement type en personnel d'un camion-citerne feux de forêts (CCF), 4 Groupes Intervention Feux de Forets ou 16 + 2 camion-citerne feux de forets (CCF) d'une capacité de 2.000L à 8.000L selon les types de véhicule, avec 18 conducteurs camion-citerne feux de forets (CCF), 18 chefs d'agrès feux de forets et 36 binômes d'attaque engageables. Sur les 36 binômes d'attaque, il n'y a que le chef BAT pour tenir une lance à incendie, l'équipier BAT s'occupe de l'établissement des tuyaux et d'aider son chef BAT à progresser.


Je ne compte pas les VLHR de commandement constitués chacun d'un chef de groupe (Officier FDF3) et d'un conducteur (FDF2) pour le commandement d'un seul Groupe Intervention Feux de Forets constitué de 4 camions-citernes feux de forets (CCF) + 1 véhicule de liaison hors-route (VLHR).


Donc le mardi 25 octobre 2011, le mercredi 26 octobre 2011, le jeudi 27 octobre 2011 et le vendredi 28 octobre 2011, le SDIS974 ne pouvait avoir au maximum que 18 lances à incendie en manœuvre pour combattre ces feux de forets sur un cycle de 24 heures.

Je peux vous assurer qu'avec une vingtaine d'années d'expérience professionnelle et plusieurs campagnes de renfort feux de forêts dans le sud de la France et en Corse dont celle de 2003, qu'au bout de 4 heures de combat avec une lance à incendie dans les mains, une progression très difficile sur un terrain très accidenté et dans des fumées épaisses sans appareil respiratoire isolant, vous êtes extrêmement fatigués et vous devenez très dangereux pour vous-même.


Ce qui forcément, nous amène à penser que sur un cycle de 24 heures non stop, sur un cycle temps de travail égal au temps de repos soit 4 heures / 4 heures, seulement 9 lances à incendie étaient simultanément efficaces sur les 18 lances à incendie théoriquement établies. Je ne prends pas en compte le temps d'indisponibilité des camions-citernes pour remplissage de leurs citernes comprises entre 2.000 L et 8.000 L d'eau, suivant les types de véhicule.


Ce calcul démontre que mathématiquement, le SDIS974 est en manque cruel de personnels sapeurs pompiers professionnels pour répondre à ce type de feux de forêts et à toute crise majeure pouvant frapper la Réunion. Le SDIS974 est dangereusement et indéniablement en sous-effectif.


Ce calcul des effectifs théoriques avec une probabilité d'erreur très faible, démontre aisément que la direction du SDIS974 a dû être contrainte, pour se protéger des sabres coupeurs de tête si enquête administrative ou ministérielle, de cacher la vérité de la situation aux élus de la Réunion et surtout à la population réunionnaise sur les moyens engagés durant les quatre premiers jours cruciaux de l'incendie, le mardi 25 octobre, le mercredi 26 octobre, le jeudi 27 octobre et le vendredi 28 octobre.


Ce calcul démontre que les effectifs engagés durant les quatre premiers jours de l'incendie étaient, en toute connaissance de l'état major du SDIS974, malheureusement incapable de stopper la progression, la propagation de l'incendie du Maïdo, dès le départ du premier feu. Un feu de forêts se tape dès sa naissance, d'où l'importance des vigies dans les tours de guet et des rondes par des écogardes, par un nombre conséquent de personnels sapeur pompier engagés simultanément, suivant un plan tactique cohérent vis-à-vis du nombre de personnels à l'attaque, pouvant le circonscrire, le maitriser, l'éteindre avant qu'il ne courre sur des milliers d'hectares comme il l'a fait.


L'état major du SDIS974 a du réagir dès le premier jour ou le deuxième jour, le mardi 25 octobre 2011 ou le mercredi 26 octobre 2011, en alertant monsieur le Préfet Lalande de leur faible probabilité à pouvoir empêcher sa très large propagation sur des milliers d'hectares, connaissant la sécheresse généralisée de la végétation basse et haute, les bulletins prévisionnels météo sur plusieurs jours prévoyant des vents moyennement forts sur les hauteurs de l'ile, la difficulté de progression sur un terrain montagneux et très difficile d'accès, la difficulté d'établir des kilomètres de tuyaux avec des pertes de charge énormes compte tenu des dénivelés positifs du terrain, le nombre scandaleux de personnels sapeurs pompiers professionnels à leur disposition, pouvant être engagés efficacement durant les premiers jours cruciaux pour avoir l'espoir de circonscrire ces feux avec succès.

C'était une mission considérée comme impossible dès le premier jour de l'incendie.

La problématique spécifique des sapeurs pompiers volontaires

Le SDIS de la Réunion compte environ 560 sapeurs pompiers volontaires d'après le site pompierama.


Durant ces quatre premiers jours cruciaux, le SDIS974 ne pouvait pas engager ses sapeurs pompiers volontaires puisqu'ils étaient durant la semaine, à la disposition de leurs employeurs respectifs. De plus, ils ne pouvaient pas être engagés la nuit compte tenu de la nouvelle directive Européenne sur le temps de repos obligatoire de 11 heures entre la fin de leur journée de travail normale et le début de leur prise de garde sapeur pompier volontaire. De plus, physiquement, c'est fortement déconseillé pour leur sécurité personnelle.


Il n'existe aucune convention entre les employeurs Réunionnais des sapeurs pompiers volontaires Réunionnais et le service départemental d'incendie et de secours de la Réunion dans le cas d'une réquisition en cas de crise majeure de cet effectif pompier volontaire au profit du SDIS974.

Ces personnels sapeurs pompiers volontaires n'ont pu être engagés légalement que seulement à partir du samedi matin 29 octobre 2011 et jusqu'au dimanche 30 octobre 2011 dans la soirée.


Des hélicoptères bombardiers d'eau qui ne peuvent travailler que la journée

Les hélicoptères bombardier d'eau étaient efficaces le jour mais totalement absents la nuit. Le feu, aidé par un vent asséchant et persistant, reparcourait la nuit son terrain perdu la journée tout en dévorant des centaines d'hectares supplémentaires. De ce fait, cela annulait l'efficacité du travail de jour, effectué la veille par ces hélicoptères.

Des renforts métropolitains arrivés trop tard

Les 60 "spécialistes feux de forets" arrivés en renfort, le jeudi 27 octobre 2011, n'étaient pas des portes lance incendie !!!.

Il était déjà trop tard lorsque les premiers renforts de la métropole sont arrivés le dimanche 30 octobre 2011. Point final.


Conclusion 

Tous les membres de la Commission Administrative du Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Réunion et l'ensemble de la direction du SDIS de la Réunion étaient parfaitement informés de l'énorme sous-effectif de sapeurs pompiers professionnels opérationnels à leur disposition pour gérer une crise majeure + d'après les informations zinfos974, un membre du Cabinet de Claude Guéant qui s'est opposé vertement au Préfet pour refuser l'envoi des avions à la Réunion, en s'appuyant sur l'avis de prétendus experts de la Sécurité civile + madame la Ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard en vacances dans son ile natale, la Guadeloupe, n'ayant pas pris la mesure de ce qui se passait.
 

Habitants et habitantes de la Réunion, ne soyez pas étonné des 3.000 hectares de forêt primaire brûlés dans les hauts de l'ile de la Réunion, classée patrimoine mondial".


Un pompier professionnel opérationnel laissé inactif par le SDIS974 dans l'attente de son recrutement, assis sur son canapé, à la Réunion.

 
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18h30 : Les points chauds contenus sur l'ensemble des secteurs touchés

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La physionomie de l'incendie continue de s'améliorer sur l'ensemble des secteurs.

Les améliorations sont particulièrement nettes sur le secteur du Piton des Orangers et du Maïdo, à l'extrême Nord.
Elles le sont également sur le flanc Sud, où seuls quelques foyers résiduels se sont manifestés aujourd'hui.

Le flan ouest a vu l'intervention des sapeurs-pompiers pour traiter les points chauds. Par ailleurs les sapeurs-pompiers ont poursuivi le long de ce front des travaux forestiers et des travaux de génie civil (accès à la forêt, par des layons, création de pare-feux…).

Depuis le début de la semaine, le feu est contenu à l'intérieur de son périmètre.

Au total 940 personnels ont été engagés aujourd'hui, dont 678 au feu.
Ces effectifs ont été soutenus dans leur tâche par les 2 DASH ( 7 largages chacun entre 6h et 11h30) et 6 hélicoptères dont 4 hélicoptères bombardiers d'eau.


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Maïdo : Après l'embrasement, l'ONF craint l'érosion massive 

Cliquez pour agrandir l'imageL'effectif humain reste le même. Seule la tactique évolue. Après une semaine d'embrasement, la stratégie des spécialistes des forêts s'adapte en fonction des événements proches et à venir.

De l'inondation des bombardiers d'eau, les agents de l'ONF craignent déjà une autre inondation, plus naturelle cette fois. La saison des pluies approchant, la menace toute aussi importante d'érosion massive fait craindre le pire aux professionnels.

En 2010, à la suite de l'incendie, l'installation de fascines (voir la photo plus bas) avait été jugée comme "la" priorité. Ce dispositif sert tout simplement à retenir la terre qui n'est plus retenue par les racines d'arbres morts et d'un humus calciné qui ne joue plus son rôle de retenue des sédiments. Les fascines sont 100% naturelles. Elles sont constituées de branches d'arbustes brûlées entrecroisées en forme de terrasse. Objectif de cette tâche fastidieuse s'étendant sur 800 hectares en 2010 : éviter le lessivage d'un sol que rien ne retient d'aller se perdre en mer. Un petit tour sous les sous-bois calcinés suffit à constater l'état d'un sol réduit en poudre.

Avant même que la situation de crise ne soit levée au poste opérationnel de Petite-France, André Libeau, coordonateur à l'ONF, explique que la stratégie de 2010 devra être révisée dans les prochaines semaines, une fois que la phase d'extinction du feu sera garantie.


"L'année dernière, avec la surface conséquente incendiée, nous avions opté pour l'installation de fascines en priorité sur les pentes à plus de 15% d'inclinaison, ce qui laissait tout de même de grandes surfaces à traiter". Il y a trois semaines encore, alors que nous évoquions ici même le premier anniversaire de l'incendie de 2010, des dizaines d'employés ONF avaient encore le dos courbé à créer les fameux dispositifs. Que dire désormais d'une superficie carbonisée trois fois plus importante ?

Après l'érosion, l'invasion redoutée de l'ajonc

André Libeau dévoile l'option que l'office sera amenée à prendre prochainement: "Nous serons contraints d'agir que sur les pentes à plus de 25%". Un ciblage en forme de sacrifice aussi pour les autres parties qui auraient pu être traitées si seulement la surface brûlée n'avait pas atteint une si grande ampleur : 2.834 hectares.

Bien que le mois de janvier soit déjà dans les esprits, l'actualité commande. "Aujourd'hui, nous sommes encore 140 personnels (RSMA, RPIMA, associations Plan Ravine,…) sous notre commandement. De l'ONF, nous sommes 55", complète Stéphane Hoarau, conducteur de travaux (secteur Ouest).

Outre l'installation des barrières anti-érosion, un oeil vigilant s'attardera sur la pousse de la peste végétale : l'ajonc d'europe. Les hommes de l'ONF en savent quelque chose. Les différentes expériences des incendies des hauts de l'Ouest ont prouvé que cette plante indésirable connaît un processus accéléré à cause de la chaleur des flammes. Comme un instinct de survie, l'ajonc libère ses graines plus rapidement sous l'effet de la chaleur. Comme si l'incendie en lui-même ne suffisait pas. "Une touffe d'ajonc, c'est 30 gousses. Dans chaque gousse, c'est six à sept graines. Lorsqu'elles éclatent, les graines peuvent se disséminer sur 15 à 20 mètres", s'inquiète le professionnel. L'ajonc, l'autre cauchemar après l'érosion…





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Archives feux de forêt depuis le 30 Octobre 2011 


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mardi 14 février 2012
 
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